mardi, août 30, 2011

Les matchs de la Rentrée Llittéraire


les matchs de la rentrée littéraire


C'est la rentrée littéraire et 654 romans ont été annoncés par les éditeurs. Pour nous aider dans nos choix de lecture Priceminister a sélectionné douze romans et nous propose d'en recevoir un gratuitement en échange d'une critique sur notre blog.

La liste des douze:
  • Nestor rend les armes, de Clara Dupond-Monod
  • La belle amour humaine, de Lyonel Trouillot
  • 1Q84 de Haruki Murakami
  • Les vaches de Staline de Sofi Oksanen
  • Le Pacte des Vierges, de Vanessa Schneider
  • Désolations, de David Vann
  • Tuer le père, d’Amélie Nothomb
  • Des vies d’oiseau, de Véronique Ovaldé
  • Les souvenirs, de David Foenkinos
  • Limonov, de Emmanuel Carrère
  • Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
  • Freedom, de Jonathan Franzen

Les différents avis des bloggeurs seront recueillis et un classement sera établi en fonction de la popularité des romans.
Pour participer,il suffit d'envoyer un mail avec le titre du livre de votre choix.

Tout les explications: ICI

vendredi, août 26, 2011

My Way, tome 1 de Ji Di

Résumé:
Suivez le bonhomme au chapeau dans ses voyages incertains...
Où va-t-il ? Il ne le sait pas vraiment, mais chaque endroit qu'il traverse lui donne l'occasion de rencontrer des personnages différents, chacun à la recherche du bonheur, de l'amour ou tout simplement de lui-même.
Un recueil de petites histoires intimistes, dans un style graphique éblouissant, mis en scène et en couleurs par une jeune artiste chinoise au talent immense.
J'avais repéré ce manhua au Japon Expo et Salon du livre et je me suis enfin décidée à l'acheter ce que je ne regrette nullement (par contre je regrette de ne pas l'avoir fait dédicacé lors de ces salons alors que Ji Di était présente T_T).

Manhua est le nom donné aux BDs chinoises. La lecture se fait à l'occidental, de gauche à droite et les planches sont en couleurs. Benjamin est l'auteur le plus connue,il a notamment créé les clips de la chanteuse Jena Lee. Grâce au soutien de ce dernier, Ji Di a osé publier My way.

C'est le chemin du bonhomme au chapeau que nous croisons. Au fil de son parcours, il fait de nombreuses rencontres. Chacun lui raconte son histoire, ses espoirs, sa quête du bonheur et de l'amour.

Ce livre en lui-même est un très bel objet. La couverture est magnifique et reflète l'ambiance du contenu. Le papier est épais et lisse. Dessus sont imprimées sept petites histoires chacune suivies d'une prose libre en rapport avec celles-ci. Ji Di utilise des couleurs pastels romantiques qui conviennent parfaitement à l'atmosphère contemplative des histoires. Chacune d'elle a une couleur dominante: orange,bleu, vert,violet... ce que l'on peut remarquer en observant la tranche. Les graphismes tout en rondeur sont très doux et confèrent un aspect enfantin au livre malgré les sujets abordés.

Pour chaque essai, le personnage principal fait de nouvelle rencontre. Aucun protagoniste n'a de nom. Ils pourraient être vous et moi ou n'importe qui. En effet, il s'agit d'histoire de la vie quotidienne sur l'amour et le bonheur. Le scénario est touchant et poétique, il nous fait réfléchir. Les quelques lignes qui suivent ces dessins complètent l'histoire et nous font d'autant plus réfléchir. L'univers de Ji Di nous émerveillent par ces couleurs mais aussi par la simplicité et la sensibilité de ses histoires. Les illustrations sont un vraies plaisir pour les yeux et les histoires sont touchantes.
Vous l'aurez compris j'ai adoré cette BD et lirai la suite avec plaisir. Seul défaut: il est beaucoup trop court et se lit trop vite !


mercredi, août 24, 2011

Dix Petits Nègres de Agatha Christie

Résumé:
Dix personnes que tout oppose se rendent en vacances sur l'Ile du Nègre... Une à une, elles disparaissent. Faudra-t-il attendre qu'il n'en reste plus qu'une seule pour découvrir l'auteur des macabres mises en scène entourant les meurtres successifs ? Un huit clos terrible et pervers.
Bien que mondialement connue, je n'avais encore jamais lu Agatha Christie. Le policier n'est pas mon genre de prédilection mais je commence à m'y intéresser de plus en plus. Alors autant commencer par les classiques du genre !

Dix petits nègres est son œuvre la plus connue. Il s'agit d'un huit clos se déroulant sur l'île du Nègre. Là sont invités dix personnes par le propriétaire inconnue des lieux. Pendant leur séjour, des choses étranges se dérouleront. L'un après l'autre, ils seront assassinés selon la comptine pour enfant "Dix petits nègre".

C'est avec un style simple et concis qu'Agatha crée une atmosphère mystérieuse. Narration et dialogues sont savamment dosés et ne laissent aucune place à l'ennui. Elle n'écrit pas un mot de plus que nécessaire. De ce fait, le livre est court et se lit avec une facilité déconcertante. Dès les premières lignes, on est happé par l'histoire et l'ambiance particulière.

Les différents personnages sont introduits dès le premier chapitre. Ils ne sont qualifiés que par quelques traits de personnalité mais surtout par leur fonction: médecin, juge, général... On les soupçonne tour à tour des meurtres sans avoir de preuves et en vain.

L'intrigue est originale et captivante. Évidemment avec la comptine pour enfant, les événements sont un peu prévisibles mais c'est plutôt plaisant. On se demande qui sera la prochaine victime, dans quelles circonstances va t-elle mourir et on revient aux pages précédents pour vérifier les paroles de la chansonnette. Le suspens est omniprésent et nous tient en haleine du début à la fin.

Le dénouement est très réussit et surtout surprenant. C'est le moment que j'ai préféré où l'on découvre enfin le coupable. Quant à moi, je me suis trompée sur toute la ligne et n'ai jamais soupçonné la bonne personne. Ce fut vraiment une très belle découverte pour moi et je pense ne pas m'arrêter là pour cette auteure.

mardi, août 23, 2011

Femmes de l'Autremonde, tome 1 : Morsure de Kelley Armstrong

4ème de couverture:
Elena Michaels est un loup-garou et la seule femelle de son espèce. Voilà qui n'est déjà pas banal. Mais en plus. elle fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle voudrait une vie ordinaire, sans ses désirs inhumains, sa sauvagerie, sa faim et ses instincts de chasseuse.
Mais la Meute fait appel à elle. Enfreignant les lois du clan, des déviants menacent de dévoiler leur existence. Elena obtempère, car la loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, elle découvrira sa vraie nature...
Cela faisait un moment que je voulais essayer cette série, elle a beaucoup de succès et la plupart des avis sont enthousiastes. De plus, la sobriété de la couverture me plait beaucoup, ça change des filles en petites tenues...

Elena vit à Toronto, avec son petit ami, où elle travaille comme pigiste. A première vue, elle est une femme comme les autres mais il y a des nuits où elle ne peut refouler sa vraie nature: elle quitte subrepticement son lit et arpente les rues sous les traits d'un loup blond.

J'ai bien failli jamais ne le finir ce livre: le début m'a profondément ennuyé et ce à cause du style de l'auteure. Kelley Armstrong a commis l'erreur que font souvent les écrivains pour leurs premiers romans: vouloir en faire de trop. Elle nous bombarde de descriptions et de détails insignifiants. Néanmoins, son écriture est plus mature et moins vulgaire que ses homologues mais en même temps elle manque de l'humour et des sarcasmes de ces dernières. L'histoire n'en est que plus monotone.

Autre fait qui m'a beaucoup exaspéré: L'héroïne qui ressasse sans arrête son passé. Elle s'égare souvent dans ses réflexions, tel événement lui en rappel un autre et on en oubli le fil de l'action.
Je ne me suis pas du tout attachée à elle. Elle m'a semblé dénué d'émotions et particulièrement d'empathie. J'aurai préféré que son côté humain soit un peu plus important. Elle est la seule femme loup-garou mais également la seule femme de l'histoire. Parmi les personnages masculins seulement deux se démarquent des autres: Clay et Jeremy. Le premier est plutôt attachant, malgré son côté loup très prononcé il sait faire preuve d'humanité et surtout d'amour...
Jeremy, lui, fait office de figure paternel pour Elena. Il est l'Alpha bienveillant de la meute.

Pour ce qui est de l'intrigue, et bien rien de très original. Des meurtres et des disparitions qui poussent l'héroïne à mener l’enquête le tout saupoudré de romance et de scènes de sexes, ça ne vous rappelle rien? C'est le schéma typique des romans de bit-lit.
Quelques passages ont accru mon intérêt mais c'est surtout l'intrigue amoureuse, avec (encore) un triangle amoureux qui m'a le plus intéressé.
Une fois passé les chapitres un peu longuet du début, la lecture est quand même agréable mais sans plus. Je ne pense pas lire la suite puisque c'est une déception pour moi...

vendredi, août 19, 2011

Tuer le père de Amélie Nothomb


4ème de couverture:
Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur.
Que peut-il bien se cacher derrière cette unique phrase en guise de résumé? C'est la question que l'on se pose chaque année en découvrant le dernier roman d'Amélie Nothomb.

Lors d'une soirée, Amélie est intrigué par l'attention que suscite un joueur de poker et remarque qu'un seul homme l'ignore. Dans ce roman elle nous rapporte la relation étrange qui lie ces deux hommes, Norman Terence et Joe Whip.
Lorsqu'ils se rencontrent, Joe a quatorze ans et rêve de devenir magicien, ce qui tombe plutôt bien car Norman est un des plus grand dans le métier.

Puisque l'auteure, elle-même apparait dans le récit, on se demande tout de suite s'il s'agit d'un de ses romans autobiographique ou d'une histoire totalement fictive. Après avoir refermé ce livre je me pose toujours la question. Où va t-elle chercher tout ça? L'atmosphère est étrange, malsaine. D'ailleurs le titre nous préviens, il est question du complexe d'Oedipe.

En effet, même si Joe ne connait pas son père biologique et est en quelque sorte mis à la porte par sa mère, Norman va le prendre sous son aile et le traiter comme un fils. Le lecteur s'attache également à Joe malgré le mystère qui l'entoure. C'est un élève brillant habile de ses mains mais asocial et attiré par la triche.

Le style de l'auteure est simple, concis sans fioriture ce qui renforce le sentiment d'étrangeté. Malgré son apparition pendant l'incipit, Amélie s'efface totalement derrière ses lignes. Elle aborde certains de ses thèmes récurrents à savoir la beauté, la passion et l'adolescence mais ne les développe pas. Il manque un peu de profondeur et de son cynisme habituelle. Elle narre seulement une histoire mais ne nous fait pas une de ses grandes révélations métaphysique. Néanmoins, c'est une lecture très agréable pour l'été: Le roman est très court et se lit très facilement. L'auteure nous offre un astucieux mélange de magie et de festival hippie sous la chaleur du désert américain. L'histoire est captivante du début à la fin. Celle-ci est plutôt inattendu et laisse perplexe. Quel est le but de cette histoire? Que doit-on comprendre à travers les lignes ? On découvre qu'il est question de confiance et de trahison. Que se passe t-il dans la tête des gens et en particulier dans celle d'un joueur?

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