vendredi, février 28, 2014

Première Séance : 20 raisons d'entreprendre (ou non) une psychothérapie de Robert Neuburger

4ème de couverture:
Première séance donne au lecteur l'occasion unique d'entrer dans le cabinet d'un psychothérapeute. Au cours des entretiens réunis ici, qui tous ont parus dans Psychologies Magazine, Robert Neuburger permet de faire jaillir les difficultés d'hommes et de femmes qu'il rencontre pour la première fois – ce qui les anime, ce qui les empêche d'être eux-mêmes –, et les aide à décider si leur problème requiert une psychothérapie.
Des discussions qui révèlent la richesse extraordinaire de la parole, et le pouvoir de l'écoute.
Étant étudiante en psychologie, quand j'ai vu ce livre à la dernière Masse critique de Babelio je n'ai pu que postuler. Et c'est avec joie que j'ai appris que j'avais été sélectionné. J'ai bien sur, grâce à mes stages déjà assisté à des entretiens mais j'aime toujours découvrir de nouvelles histoires personnelles ainsi que la pratique singulière d'un "psy". En l'occurence Robert Neuburger est psychiatre, psychanalyste et thérapeute de couple et de famille.

Dès l'introduction, j'ai apprécié la vision de la "psy" de Robert Neuburger, sa vision psychanalytique, qui correspond à la mienne. Pour lui, les symptômes sont la partie émergé de l'iceberg et une psychanalyse peut être indiqué pour traiter l'origine des troubles. Ce livre est en fait la retranscription d'entretien paru dans Psychologies magazine (je n'apprécie pas spécialement ce magazine qui pour moi est un magazine "féminin" comme on en trouve beaucoup). Dans le cadre de ce magazine, le psychiatre a rencontré des personnes volontaires pour un unique entretien afin qu'ils exposent leur(s) problème(s) et ainsi Robert Neuburger les orientaient ou non vers une thérapie spécifique.

Première séance est divisé en trois parties: la première expose plutôt des cas de névrosés c'est-à-dire de personnes souffrant de troubles qui trouvent essentiellement leur origine dans l'enfance et qui ne sont pas incurables. La deuxième partie présente des problèmes de couple et enfin la dernière partie traite plutôt des souffrances liés à des événements de vie particulier, à des traumatismes.

J'ai trouvé ce livre intéressant et très bien construit. Je pense qu'il aidera les personnes hésitant à entamer une thérapie à se décider. Cela peut permettre également aux curieux d'avoir un aperçu de ce qu'est un entretien en psychologie. Les cas présentés sont divers et variés, c'est donc un livre riche en histoire de vie. Cela permet d'appréhender l'étendue des situations que la psychologie peut prendre en charge. Et encore ce livre est loin d'être exhaustif, il présente surtout des problèmes de la vie courante.

J'ai trouvé dommage que les entretiens aient été réduits. Il nous manque des informations pour essayer de comprendre le raisonnement du psy ainsi que l'histoire des interrogés. Ce qui m'a le plus dérangé est la rapidité des interprétations que peut faire Robert Neuburger. Peut-on être aussi sur de ce qu'on comprend de ces patients en un unique entretien? J'espère que suite à ces entretiens ceux qui en avait besoin ont été redirigé vers d'autres psy, un entretien comme celui-ci pouvant "chambouler" les personnes...

Pour conclure, Première séance est un livre intéressant pour les débutant et les non-initiés à l'entretien psychologique. Il permet également d'aider ceux qui hésite à entamer une thérapie. C'est un livre très abordable et facile à lire.

mardi, novembre 26, 2013

Rome en un jour de Maria Pourchet

4ème de couverture:
«Paul était devant le poste, à mille lieues d'envisager qu'on pût lui réserver un anniversaire surprise fin juin, à lui, natif de février...» Sur le toit-terrasse d'un hôtel parisien, en attendant qu'on leur serve quelque chose à boire et que Paul apparaisse au bras de Marguerite, les invités prennent possession des lieux. Peu à peu, la soirée dérive loin du projet initial. À l'autre bout de la ville, Marguerite tente en vain de convaincre Paul de sortir sans dévoiler la surprise. C'est le début d'une guerre dont les proportions vont bientôt leur échapper à tous deux. Maria Pourchet explore le fonctionnement d'un couple contemporain, les origines de son désastre mais aussi l'étendue des solitudes, chacun tentant d'échapper à l'autre, à la vérité, à lui-même. On rit à chaque page... non sans un certain effroi.
Comme tous les ans, Priceminister a organisé Les matchs de la rentrée littéraire auxquels j'ai participé avec plaisir. J'ai choisi de chroniquer ce livre car le résumé m'intriguait beaucoup et augurait une bonne histoire.

Celle-ci se déroule sur une seule soirée. Marguerite a organisé un anniversaire surprise à son compagnon Paul mais cinq moi après la date en question. Tous les invités les attendent sur le toit d'un hôtel parisien pendant que Marguerite cherche un prétexte pour amener Paul à cette soirée... mais celui-ci n'est pas décidé à sortir ce soir-là et très vite une dispute éclate entre les deux protagonistes.

On suit en alternance le couple à son domicile et les invités qui patientent. Le lecteur est complétement observateur du déroulement des événements. Le narrateur l'incite à se focaliser sur tel ou tel personnage, fait des commentaires sur ceux-ci et amène le lecteur à la réflexion. De ce fait, on ne peut s'identifier aux personnages ou s'attacher à eux. Il y a une véritable distance entre eux et nous. On a l'impression de faire une étude sociologique. A travers, Paul et Marguerite la relation de couple nous est exposée en particulier ses dysfonctionnement et sa destruction progressive. A travers les invités du couple, nous observons les interactions d'un groupe, la façon de se comporter en société et l’hypocrisie et l'égocentrisme que cela implique. Il y a celle qui a toujours des ragots à colporter, le dépressif, celui qui tente maladroitement d'attirer l'attention sur lui, de s'intégrer, la célébrité de la soirée imbue d'elle-même, etc.... Ils profitent de l'absence du couple pour critiquer ses membres. On ne connait pas tous les liens qui unissent les protagonistes entre eux alors on se demande vraiment pourquoi certains sont présents à cette soirée. Pendant ce temps, Marguerite utilise tout les subterfuges possibles pour faire bouger un Paul amorphe.

Si vous cherchez un livre d'aventure, riche en rebondissements passez votre chemin. Rome en un jour est dénué d'action. On a vraiment l'impression d'être un sociologue qui observe le temps d'une soirée le comportement et les dialogues d'un couple et d'un groupe de convives. L'intrigue en elle-même est vraiment très basique, il n'y a pas d'originalité. Cependant elle est portée par un style acerbe et drôle. J'ai complétement été séduite par la plume de Maria Pourchet qui m'a beaucoup fait sourire. On se retrouve dans ces pages ou on reconnait certaines de nos connaissances et les situations nous sont très familières. Les chapitres courts et l'alternance des focalisations donnent du rythme au récit.

Contrairement à beaucoup de blogueurs, j'ai grandement apprécié la simplicité de cette histoire, les thèmes familiers qu'elle aborde et surtout l'excellente plume de l'auteur.

jeudi, novembre 14, 2013

Pour Introduire le narcissicme de Sigmund Freud, présenté et commenté par Jacquy Chemouni


4ème de couverture:
Qu'elle soit vénérée ou dénigrée, l'oeuvre de Freud est une référence incontournable qui s'inscrit au patrimoine culturel de l'humanité. On croit bien souvent connaître les concepts freudiens, sans avoir lu Freud. Pourtant, cette pensée exigeante s'oppose à toute compréhension succincte. Quelle est la signification initiale des textes de Freud ? Qu'a-t-il réellement " dit " ? Le retour à la lettre du texte freudien s'impose comme une évidence. Expliquer Freud par Freud, éclairer son œuvre par elle-même, tel est le principe directeur qui guide cette collection.
Étant étudiante en psychologie, je n'ai pas hésité à postuler pour ce livre lorsque je l'ai vu parmi la sélection de la dernière Masse critique de Babelio.
J'avais déjà lu des ouvrages de Freud, notamment son Introduction à la psychanalyse que j'ai trouvé très accessible. Freud a toujours chercher à partager ses conceptions avec le plus grand nombre et ce en utilisant un vocabulaire adapté. J'avais déjà quelques notions sur le narcissisme mais rien de bien détaillé, cet ouvrage a été l'occasion d'approfondir mes connaissances sur ce sujet.

Ce manuel se divise en trois parties. La première resitue Pour introduire le narcissisme dans son contexte. Lorsqu'on lit Freud, il est important de savoir la date de publication voir d'écriture du livre que l'on a entre les mains. En effet, au fil du temps Freud a modifié ses différentes conceptions et théories. Il s'autocritique, se corrige au fur et à mesure de son cheminement. On peut alors avoir l'impression d'une œuvre contradictoire.
Cette première partie de l'ouvrage permet notamment de faire le point sur ce que Freud a pu dire sur le narcissisme avant la publication en 1914 de Pour introduire le narcissisme. Elle nous présente également les points de vue des auteurs opposés à Freud, en particulier celle de ses anciens disciples. Ceci est important car dans le présent ouvrage, Freud répond à ces critiques. Sans les précisions de la première partie, on peut alors se sentir perdu.
J'ai donc trouvé cette première très utile, elle est essentiel même. Cependant, je l'ai trouvé assez complexe, difficile d'accès. Le vocabulaire utilisé n'est pas à mon avis à la portée de tout le monde et les éléments psychanalytiques ne sont pas toujours aisés à appréhender.

La deuxième partie est le texte de Freud en tant que tel, remis à jour par une nouvelle traduction. J'ai trouvé ce texte plus compliqué que les précédents que j'ai pu lire du psychanalyste. Il tente de nous présenter sa nouvelle conception qui vient s'ajouter à celle du développement libidinale. On sent bien que le narcissisme est encore une idée assez vague pour Freud, cela manque de précision. J'ai notamment eu du mal avec la théorie des pulsions, qui a subit plusieurs modifications, et ses idées sur la libido. Entre pulsions du moi, pulsions sexuels et libido du moi, libido d'objet, on a tendance à s’emmêler les pinceaux.
Par contre, j'ai apprécié en savoir un peu plus sur les idées de Freud concernant les relations amoureuses.

La troisième partie est un ensemble de commentaires paragraphe par paragraphe du texte de Freud. J'ai trouvé ces commentaires très éclairant. Ils m'ont permis notamment de me remettre en mémoire et de mieux comprendre la métapsychologie de Freud. Les différents rappels sont vraiment très utiles. Ces commentaires remplissent bien leur rôle d'explicitation du texte de Freud. J'avoue néanmoins que j'ai encore eu du mal à m'y retrouver dans la théorie des pulsions. Le paragraphe sur l’hypocondrie m'a paru également assez complexe.

En commençant ce livre, je me suis demandée si je devais lire tout le texte de Freud puis les commentaires ou lire chaque paragraphe suivit de son commentaire. J'ai fait le choix de lire tout dans l'ordre, c'est-à-dire d'abord le texte puis les commentaires. J'envisage de faire plus tard une seconde lecture cette fois chaque paragraphe associé à son commentaire pour encore plus de compréhension. J'ajouterai également que pour bien appréhender ce livre, il faut le lire doucement, prendre le temps de bien comprendre chaque phrase sinon on s'y perd assez rapidement.

Pour conclure, cette ouvrage en trois parties est une très bonne idée. Il permet notamment de remettre l’œuvre de Freud dans son contexte pour une meilleure compréhension. Les commentaires permettent de mieux comprendre Pour introduire le narcissisme, d'approfondir les idées de Freud. En bref, un ouvrage essentiel pour ceux qui veulent comprendre la conception psychanalytique de Freud.

dimanche, septembre 01, 2013

Débordée, moi ? Plus jamais ! Pauline Perrolet & Pacotine

4ème de couverture:
Difficulté à lâcher prise, frustration, culpabilité, stress, épuisement... la vie des femmes est loin d'être un long fleuve tranquille. Débordée, moi ? Jamais ! vous invite dans le quotidien palpitant de ses six héroïnes. Qu'elles soient mariées, en solo, mamans au foyer, mamans tout court, et/ou accros au boulot, elles vivent au quotidien une véritable course contre la montre... qu'elles espèrent bien remporter ! Éclairée par les conseils d'un expert, et illustrée avec humour, cette BD nous livre de nombreuses astuces pour survivre à son quotidien de Wonder Woman... avec un peu plus de légèreté et beaucoup de bonne humeur ! Une approche de la psychologie inédite sous forme de BD, pour dédramatiser et se simplifier enfin la vie !
J'ai reçu cette BD grâce à Babelio et sa masse critique que je remercie donc pour cette découverte ! J'ai été intriguée par cette ouvrage. En effet, étant étudiante en psychologie, j'étais curieuse de savoir ce que renfermé cette "PsychoBD".

Le but de ce livre est de donner quelques conseils aux femmes surmenées pour mieux organiser leur quotidien et souffler un peu. Pour cela, nous suivons l'existence de cinq personnages, cinq femmes qui ont en commun bien sur d'être débordée. Il y a Anna qui découvre les joies des familles recomposées, Naima la mère célibataire, Caroline la femme au foyer, Sarah qui doit gérer vit de famille et vie professionnelle et enfin Emma qui est accro au travail. Déjà, lorsque ces protagonistes nous sont présentés, on sent les gros clichés qui arrivent. Et ça n'a pas raté, cette impression ne m'a pas quittée. Les situations qui nous sont présentées sont très caricaturales et n'ont rien d'originales. Bien sur, de cette façon beaucoup de femmes peuvent se reconnaitre mais ça manque cruellement de nouveauté. Il en est de même pour les conseils qui nous sont prodigués. Rien de nouveau ni d'extraordinaire. Ce sont de petites astuces que tout le monde connait.

Cependant la façon dont ils sont présentés est ludique et amusante. Pour vous la décrire, je dirais qu'il y a une voix off qui présente des situations types et donne des conseils sur celles-ci. Nos cinq héroïnes illustrent avec humour ces situations et s'adressent aussi en quelque sorte à cette voix off, en lui faisant quelques commentaires et réflexions. Malgré ce que j'ai pu dire dans le paragraphe précédent, j'ai passé un bon moment à lire cette BD. Elle détent et fait beaucoup sourire. Les dessins sont simples et colorés ce qui met de bonne humeur.

Pour conclure, je dirais que les conseils prodigués par cet ouvrage ne sont pas indispensables mais que l'on passe un bon moment à le lire. Les personnages sont plutôt attachants et l'humour et les couleurs mettent de bonne humeur.

dimanche, juin 23, 2013

La vie sexuelle des cannibales de J. Maarten Troost

4ème de couverture:
Enfin la vraie vie! Sylvia et Maarten s’installent pour deux ans dans un atoll paradisiaque du Pacifique Sud. Mais la réalité les rattrape bien vite. Leur maison est un taudis, l’électricité et l’eau potable manquent cruellement, la mer turquoise se révèle polluée. Sans parler des fonctionnaires tatillons, des voisins aux facultés altérées par l’abus de substances variées… Rien n’est plus drôle que le récit d’un voyage raté. J. Maarten Troost nous révèle avec un humour corrosif l’envers des cartes postales. 
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio, j'ai postulé car son titre et son résumé m'intriguaient. Finalement, cet ouvrage ne correspond pas du tout à ce que j'imaginais. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ce titre a été choisi et alors que je croyais avoir affaire à une fiction humoristique, il s'agit en fait du récit d'un vrai voyage dans le pacifique Sud. En effet, l'auteur raconte deux années passées dans les kiribati avec sa femme Sylvia. Il décrit les mœurs particulières de la population, la beauté des paysages mais aussi l'envers du décor c'est-à-dire le manque d'hygiène, de nourriture, d'eau....

J'ai donc d'abord été plutôt déçu de ne pas trouver dans ce livre ce que j'attendais. De plus, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Le style m'a paru aux premiers abords ennuyeux et lent. Je suis passée vite sur certains passages qui m'ennuyaient profondément. Il m'est arrivé de sourire à plusieurs reprises aux sarcasmes de l'auteur mais La vie sexuelle des cannibales est loin d'être humoristique, il s'agit plutôt d'un récit autobiographique.

J'ai finalement commencé à apprécié ce livre après quelques chapitres. Le style de l'auteur devient plus agréable à lire, comme je le disais plus haut, il nous fait souvent sourire et découvrir les kiribati m'a intéressé. Comme beaucoup, je ne connaissais pas du tout cet endroit avant de lire ce livre. C'est sur une île minuscule que l'auteur et sa femme ont séjourné, tellement petite que peu de livre et de carte géographique la mentionne. Malgré tout, Maarten Troost parvient à nous captiver. On découvre en même temps que lui les lieux avec nos yeux d'occidentaux, ont sourit à l'évocation de ses (nombreuses) mésaventures et ont prend plaisir à apprendre au fur et à mesure de nouvelles informations sur cette île.

On finit par s'attacher au kiribati mais aussi à l'auteur à force de le suivre au quotidien. Sa femme, elle, reste en retrait dans son récit, les autres personnages également. J'ai d'ailleurs eu du mal à me repérer parmi tous les personnages secondaires qui font que très peu d'apparition. Le nom des habitants de l'île sont difficiles à retenir et je ne me souvenais plus à chaque fois si la personne était originaire de l'île ou de l’extérieur.

Pour conclure, après une entrée en matière décevante, j'ai passé un agréable moment à lire La vie sexuelle des cannibales. La plume de l'auteur est appréciable et travaillée et j'ai beaucoup aimé découvrir la vie sur une île du pacifique sud, pas aussi paradisiaque que l'on peut penser.

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