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dimanche, octobre 14, 2012

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami

4ème de couverture:
Hajime a connu pour la première fois l'amour en compagnie de la douce Shimamoto-San. Séparés par la vie, il n'a pourtant jamais oublié. Aujourd'hui, à l'aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s'est construit une vie agréable entre sa famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-San?
J'avais besoin d'une lecture courte et ayant ce Murakami sous la main, je n'ai pas pu résister. A part les nouvelles, c'est le premier livre que je lis de lui qui est aussi court.

A trente-sept ans, après des années de vide et de solitude, Hajime est marié et père de famille. Il est directeur de deux bars de Jazz très populaire à Tokyo. En bref, il a tout pour être heureux. Cette certitude est ébranlée quand il retrouve Shimamoto-San, son amie d'enfance, qui réveille en lui des sentiments enfouis depuis bien longtemps.

Comme toujours, je suis sous le charme du style poétique et épuré de Murakami. C'est un véritable plaisir que de le lire. Dès les première lignes, la magie opère: on plonge dans son récit.
Il nous conte dans cet ouvrage, la vie de Hajime, un japonais comme les autres. La narration est à la première personne: Hajime raconte lui-même son histoire. On se sent alors très proche de lui. On connait ses sentiments les plus intimes, les passages de sa vie qu'il aimerait oublier et ceux qu'il n'oubliera jamais.

L'ambiance dans ce roman est nostalgique. Dans son enfance, Hajime avait une amie très chère mais la vie a fait qu'ils se sont perdus de vue et notre héros s'est alors rendu compte à quel point cette amie était précieuse. Plus tard, alors que chacun a mené sa vie de son côté, il se retrouve.
Malgré la poésie et la nostalgie qui règne dans ce livre, il manque quelque chose... Il y a très peu d'action et Murakami reste très terre à terre. Il ne nous offre que très peu de réflexion dans ce livre et il manque le caractère onirique que j'aime retrouver quand je lis un roman de cet auteur.

Je suis donc un peu déçue. Je crois que je préfère quand Murakami nous concocte une histoire complétement absurde et malgré toute logique on adhère à cette histoire. J'ai quand même aimé ce livre, pour le style et l'intrigue est plutôt sympathique mais voila il manque ce que j'aime particulièrement chez l'auteur. Je préfère ses romans plus épais où il a le temps de nous emmener dans son univers singulier, de développer ses idées.
Le dénouement qui nous laisse sur notre faim m'a tout de même plu car il reste cohérent avec l'histoire, la personnalité des personnages et l'aura de mystère qui les entoure ainsi qu'avec la réalité.

En bref, un livre qui se lit bien, rapidement mais dont la magie de l'auteur est absente.

lundi, avril 02, 2012

1Q84, tome 3 : Octobre-Décembre de Haruki Murakami

4ème de couverture:
Ils ne le savaient pas alors, mais c'était là l'unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n'être pas aux couleurs de la solitude.
Le livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d'Ushikawa.
Et pose d'autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à notre porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais perdu ?
Sous les deux lunes de 1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls...
/!\Présence de spoilers/!\

Dès que ma médiathèque l'a eu en sa possession, je me suis ruée sur ce troisième tome - avant que quelqu'un d'autre ne le prenne. J'avais vraiment hâte de connaitre la suite des aventures de Aomamé et Tengo et de découvrir les mystères de l’année 1Q84.

Jusqu'alors nous n'avions que les points de vue de nos deux personnages principaux, Tengo et Aomamé. Dans ce tome, un troisième narrateur fait son apparition. Il s'agit d'Ushikawa, un homme entre deux âges engagés par les Précurseurs afin d’enquêter sur le meurtre de leur leader et en particulier sur Aomamé, coupable de l'assassinat. Il m'a fallut un peu de temps pour m'en souvenir mais cet étrange personnage est apparu pour la première fois dans le tome 2. Se faisant passer pour le directeur d'une association, il avait rencontré Tengo.

Les deux premiers tomes étant sortis simultanément, j'avais pu les lire pratiquement à la suite. Cette fois le délais d'attente était plus long, j'avais donc oublié certains éléments de l'intrigue et il m'a fallut plus de temps pour m'immerger complétement dans le récit. Heureusement, Murakami nous redonne discrètement les informations que l'on a besoin au moment propice.
Le début de ce tome m'a paru beaucoup plus lent que les précédents. Même si les protagonistes vivent désormais dans un monde étrange et incohérent, une certaine routine s'installe et dans la première partie du livre peu de faits notoires sont remarquables. Aomamé reste cachée dans l'appartement mis à sa disposition par la vieille dame et Tengo navigue entre chez lui et l’hôpital où a été admis son père.

Ushikawa enquêtant sur Aomamé, ils ressassent des éléments que nous connaissons déjà et ne nous apportent que très peu d'informations nouvelles. Bien que singulier, je me suis très vite habituée à ce personnage. Nouvellement arrivé, il occupe quand même un place importante dans le récit en tant que narrateur et en quelque sorte connecteur entre Tengo et Aomamé.

Tout se précipite dans la seconde moitié du roman. Certains événements m'ont réellement bouleversés. En effet, grâce à cette routine dont je parlais précédemment, on s'attache énormément aux personnages. On vit avec eux, s'inquiète et tremble pour eux. C'est véritablement un déchirement lorsqu'il faut tourner la dernière page de 1Q84. Mais j'ose espérer que Murakami écrira une suite...

Le roman terminé, beaucoup de questions restent en suspens. En cela, il n'y a rien de surprenant, venant de Murakami c'est un fait habituel. Et même s'il écrit une suite, il se peut que ces questions ne soient jamais résolus. C'est au lecteur de répondre comme il lui convient à ces interrogations. Certaines réponses sont légèrement sous-entendus.
Dans ce troisième tome, le style de l'auteur est moins poétique mais plus épuré. Il reste très agréable à lire et hypnotique.

Même si ce tome 3 offre un dénouement parfait à cette trilogie, il est en dessous des précédents: L'intrigue est plus lente et le style moins élaboré. Néanmoins, c'est avec plaisir que nous retrouvons Tengo et Aomamé et faisons la connaissance d'Ushikawa. La plume de Murakami reste agréable et captivante.

dimanche, mars 11, 2012

L'Eléphant s'évapore de Haruki Murakami

4ème de couverture:
Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Haruki Murakami nous entraîne dans son imaginaire délicieusement drôle, poétique et bizarre, au fil d'un Japon nostalgique et moderne à la fois. La redécouverte de l'écrivain des débuts, et la quintessence de son art inégalé des situations d'apparence anodine qui basculent dans l'absurde.

Par une journée d'été étouffante, un avocat au chômage part à la recherche de son chat. Dans un jardin abandonné derrière sa maison, il fait la connaissance d'une étrange adolescente. Un couple pris d'une fringale nocturne décide d'attaquer une boulangerie pour réaliser un fantasme de jeunesse du mari : commettre un hold-up. Un homme devient obsédé par un fait divers intriguant : l'éléphant, dernier vestige du zoo de sa petite ville, a mystérieusement disparu...

Le temps de quelques histoires placées sous le signe de Raymond Chandler, une plongée éblouissante dans l'univers murakamien à l'humour délicatement loufoque.
Ces temps-ci j'avais envie de lire un Murakami, je suis finalement tombé sur ce recueil de nouvelles à la bibliothèque. Malgré que Saules aveugles, femme endormie m'avait un peu déçue je n'ai pas hésité à le prendre.

On peut distinguer dans ce recueil deux types de nouvelles: des histoires sans queue ni tête et des anecdotes de la vie quotidienne.

On se demande si ces dernières ont été vécues par l'auteur ou lui ont été contées par des proches ou tout simplement inventées. Étant très détaillées, j’avoue que la dernière hypothèse est pour moi la moins fiable. A travers ces nouvelles, on retrouve quelques personnages récurrents comme un certain Noboru Watanabe qu'il me semble avoir déjà croisé dans d'autres de ces livres. Ces anecdotes nous font réfléchir parfois sourire. Certaines semblent inachevées, on se dit: c'est tout? Qu'à voulu dire l'auteur par là? Et d'ailleurs est-ce qu'il a voulu dire quelque chose? Ce qui ressort alors de ces histoires est l'absurdité de la vie. Puisque finalement ce sont des faits de la vie quotidienne pourquoi vouloir leur donner un sens?
J'ai particulièrement aimé les nouvelles Family Affair mettant en scène la rencontre du narrateur et du fiancé de sa soeur, Un cargo pour la Chine où il énumère le nombre de Chinois qu'il a rencontré dans sa vie, La dernière pelouse de l'après-midi où il est question de son travail de tondeur de pelouse et Le silence où un de ses ami raconte une anecdote de son enfance qui a particulièrement troublé sa vie.

Je disais donc qu'il y avait de deux types de nouvelles. Outre ces récits de la vie ordinaire, Murakami met en scène des situations absurdes où rêve et réalité se mêlent et où le fantastique s'invite. Ces histoires nous laissent perplexes.
Sommeil m'a particulièrement plu, je me demande d'ailleurs s'il s'agit de la même nouvelle qui vient d'être publié chez 10/18. Elle met en scène une mère de famille qui ne trouve plus le sommeil mais plutôt que de s'en inquiéter, se réjouit de la situation. L'éléphant s'évapore, dont est tiré le titre du recueil, m'a également plu. Vous l'aurez compris, il s'agit du récit de la disparition d'un éléphant.

C'est toujours un vrai plaisir de lire la plume de Murakami. Elle nous transporte dans des univers encore jamais exploré. On découvre des histoires qui jamais nous auraient traversé l'esprit. Son style est léger et poétique. Ces digressions si caractéristique et son amour de la musique et de la littérature sont bien présents.
Certaines nouvelles valent vraiment la peine d'être lu, les autres restent tout de même agréable à lire et divertissantes !

jeudi, novembre 10, 2011

1Q84, tome 2 : Juillet-Septembre de Haruki Murakami

4ème de couverture:
Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre coeur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre.

Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.
D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu ou sommeille notre double ?

Ceux qui s'aiment ne sont jamais seuls.

Le destin de Tengo et d'Aomamé est en marche.
Je vous avez prévenu: je ne pouvez pas attendre longtemps avant de lire la suite de 1Q84. Dès que je l'ai vu à la médiathèque je me suis empressée de l'emprunter et je ne le regrette pas !

Il n'y a pas de scissure nette entre le tome 1 et le tome 2, à vrai dire ils pourraient constituer un seul et même livre. De ce fait, il est très facile de se plonger dans ce deuxième tome: on retrouve l'histoire là où on l'a laissé.

La chrysalide de l'air a été publié et rencontre un franc succès auprès du public mais Fukaéri, son auteur a mystérieusement disparu. Une autre disparition et une étrange rencontre viennent perturber la vie paisible de Tengo. De son côté, Aomamé s’apprête à effectuer sa dernière mission, de loin la plus difficile et surtout la plus dangereuse.

Encore une fois, la narration alterne entre le point de vue d'Aomamé et celui de Tengo. Le rythme est toujours aussi lent peut-être même plus que pour le 1er tome. Mais on sent que derrière tous ces événements un mécanisme implacable, bien réglé se met en place. Les destins de nos deux protagonistes sont étroitement liés et finissent presque par se croiser. Enfin, ils prennent conscience de ce lien. Ils réalisent que tous deux ont été entrainés dans l'année 1Q84.
Un monde qui d'apparence est similaire au nôtre. Si bien sur on oublie que dans le ciel, deux lunes apparaissent à la tombée de la nuit.

L'aspect fantastique de l'intrigue se manifeste plus souvent. On ne sait toujours pas qui sont les Little people et quel est leur but mais on découvre concrètement leurs actions. Certains événements sont presque absurdes mais ils nous font froid dans le dos. Ils semblent avoir une signification cachée, un sens métaphysique et nous paraissent dès lors bien réels.

C'est grâce à la plume de Murakami que cette histoire reste crédible. Toujours aussi hypnotique, elle nous entraine dans un monde où réalité et fiction se mêlent. Le suspens est omniprésent et nous captive du début à la fin. Quelques révélations nous sont faites mais d'autres interrogations apparaissent. Les personnages principaux nous sont devenus familiers. Leur psychologie est riche de détails et aucun élément de leur vie ne nous échappe. Leur histoire d'amour n'a rien de niais ou de pathétique, elle semble naturelle. Comme s'ils étaient fait l'un pour l'autre, leurs actions se font échos et sans le savoir, tous deux ont œuvré pour la même cause.

Cette fois, le dénouement est marqué par des événements significatifs mais il faudra attendre mars 2012 pour découvrir la suite...
Ce deuxième tome n'a rien de décevant: il reste sur la même longueur d'onde que le premier. L'atmosphère est toujours aussi mystérieuse voir malsaine et le rythme assez lent. Des révélations arrivent aux compte-gouttes mais d'autres questions nous assaillent. Une fois plongé dans 1Q84 on ne veut plus quitter ce monde étrange et découvrir les secrets qu'il dissimule...

dimanche, octobre 30, 2011

1Q84, tome 1 : Avril-Juin de Haruki Murakami

4ème de couverture:
Le passé– tel qu'il était peut-être – fait surgir sur le miroir l'ombre d'un présent – différent de ce qu'il fut ?

Un événement éditorial sans précédent

Une oeuvre hypnotique et troublante
Un roman d'aventures
Une histoire d'amour
Deux êtres unis par un pacte secret

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d'Aomamé...


Haruki Murakami est un de ces auteurs dont j’achèterai le livre les yeux fermés: J'ai été rarement déçu ! Cela faisait un moment que je mettais plongé dans un de ses romans aussi lorsque Priceminster a proposé 1Q84 dans le cadre de l'opération Les Matchs de la Rentrée Littéraire, j'ai sauté sur l'occasion ! Je l'ai remercie donc pour cette découverte.

La quatrième de couverture dévoile peu de chose sur le roman, on ne sait à quoi à s'attendre et au contraire certains résumés en disent beaucoup trop.
Nous suivons en parallèle deux personnages qui à première vue n'ont rien en commun. D'un côté, il y a Aomamé, jeune femme de 29ans professeur d'arts martiaux. De l'autre, Tengo, 29ans également, professeur de mathématique et rédacteur d'articles pour des revues littéraires.

Les chapitres alternent selon ces deux points de vue. Au début, on ne comprend pas où l'auteur veut en venir, il décrit avec de nombreux détails des scènes d'apparences plutôt banales:
Aomamé coincée dans un taxi par les embouteillages, Tengo qui parle littérature avec un éditeur.
Pourtant, la plume de l'auteur nous hypnotise et l'apparente insignifiance de ces scènes nous intrigue et nous donne envie de poursuivre la lecture.

Murakami glisse au fur et à mesure du récit des informations sur les deux personnages principaux: leurs situations actuelles, leurs passés... Discrètement, des liens se font entre Aomamé et Tengo. Certains détails nous interpellent et on se rend compte qu'ils ne sont pas si différents l'un de l'autre.
Ils sont tous deux singuliers mais surtout très attachants. Tous deux ont leur part d'ombre. Aomamé fait disparaitre des hommes qui font subir des violences conjugales à leurs femmes et Tengo récrit une histoire qui n'est pas de lui.

On retrouve avec plaisir la plume de Murakami, poètique mais parfois cru. Les digressions sont nombreuses mais pas si inutiles que ça... Cela créé une atmosphère pesante et mystérieuse où se mêle réalité et monde fantastique. A la fin du roman, on en sait bien sur plus mais le mystère reste intact et les questions sont nombreuses. Malgré son épaisseur (534pages), ce livre nous semble bien trop court. On avale chaque page avec avidité et une fois notre festin terminé, on a qu'une seule envie dévorer le deuxième tome.

Vous l'aurez compris, j'ai littéralement adoré le premier opus de 1Q84. Les personnages par leurs singularités et leurs richesses m'ont ému et il a été difficile de m'en séparé. Le style de Murakami m'a encore une fois conquise. La multitude de détails sans importance manifeste peuvent rebuter certains mais personnellement c'est une des particularité de l'auteur que j'aime.

lundi, avril 11, 2011

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami


4ème de couverture:
Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Journal, essai, au fil de confidences inédites, Murakami nous livre une méditation lumineuse sur la vie, qui, comme la course, ne tire pas son sens de sa fin inéluctable.
Ceux qui suivent mon blog savent que Murakami est un de mes auteurs favoris. La couverture de son dernier livre m'a attirée: Elle est à la fois jolie et sobre et reflète bien le contenu du roman.
Dans cet ouvrage, l'auteur nous parle en effet de l'une de ses activités quotidienne: la course à pied.

Vous allez me dire quel est l'intérêt de lire un livre qui parle de jogging lorsque l'on ne pratique pas ce sport et même que l'on n'est pas du tout sportif. Et bien comme toujours Murakami en profite pour nous exposer sa conception de la vie. Se cache alors derrière le fait de courir une dimension métaphysique.

Bien sur on en apprend également plus sur son métier d'écrivain. Comment est né son gout pour l'écriture et comment se passe l'élaboration de ses romans. Pour lui, la course de fond et l'écriture sont comparables et dans sa vie deviennent le reflet l'une de l'autre.
Quand j'admire un auteur,je suis toujours curieuse de découvrir son quotidien,sa vie. Un portrait au travers de la course à pied est plutôt insolite.

Et pourtant Murakami arrive à nous captiver même avec un sujet qui ne nous intéresse pas initialement.
Son style est toujours aussi envoutant. Lorsque il parle météo, il le fait avec poésie.
Il nous décrit ses sentiments lorsqu'il court, de la souffrance à la sérénité en passant par la haine et l'inconscience.
Il s'entraine chaque jour et participe à un marathon tous les ans ainsi qu'à quelques triathlons. Même lorsqu'il nous expose ses performances journalières, on ne s'ennuie pas.
De plus contrairement à ses autres livres qui tournent autour des 500pages celui-ci est plutôt court (220 pages) alors ça se lit vraiment rapidement.

On découvre Murakami comme quelqu'un de très modeste. Il n'est pas intéressé par la compétition mais cherche seulement à se dépasser. Il revient sur son passé et constate qu'il a vieilli et que ses capacités physique ne sont plus les mêmes. Courir est dans sa nature mais pas dans celle de tout le monde c'est pourquoi il n'a pas écrit ce livre pour conseiller à ses lecteurs de courir ou leur enseigner comment écrire un roman mais plutôt comme un mémoire.

Si vous n'êtes pas sportif ou ne connaissait pas l'auteur je pense qu'il y a quand même un intérêt à lire ce roman. Le style de l'auteur est vraiment agréable,fluide. De plus, pour ceux qui n'aiment pas se plonger dans la lecture d'un pavé celui-ci est relativement court.
J'ai beaucoup aimé ce roman et j'ai maintenant très envie de poursuivre ma lecture des œuvres de cet auteur.
Comme la plupart des Murakami il est plutôt difficile d'en faire une chronique....

jeudi, février 10, 2011

Saules aveugles, femmes endormies de Haruki Murakami

4ème de couverture:
Conteur hors pair, Haruki Murakami explore dans ces vingt-trois nouvelles délicatement ciselées, une multitude de mondes oscillant perpétuellement entre le réel et le rêve. Parmi ces vies suspendues, de troublants portraits : un homme d'affaires hanté par son premier amour, un couple adultérin réfugié sur une île grecque, un homme obsédé par les spaghettis, ou encore un gardien de nuit poursuivi par son reflet... Qu'ils guettent un présage ou un miroir, la mort ou un kangourou, tous sont empreints d'une mélancolie poétique qui fascine et résonne en chacun de nous.
Cela faisait un moment que j'avais lu Murakami. Après avoir lu Kafka sur le rivage , il est devenu un de mes auteurs favoris.

J'ai lu deux romans de cet écrivain et ce livre-ci est un recueil de nouvelles.
On retrouve le style si particulier de Murakami , mais dans une nouvelle l'effet est tout autre.
Dans ces romans , on a une intrigue principal et autour gravitent quelques histoires absurdes , des réflexions de l'auteur...

Une nouvelle n'offrant qu'un nombre de page limité , nous retrouvons ici des histoires sans queue ni tête , des passages de vie de l'auteur ...
Il n'y a pas d'intrigue à laquelle on peut s'accrocher c'est pourquoi certaines nouvelles m'ont laissé perplexe.

Une fois la nouvelle finit, on ne voit pas où l'auteur a voulu nous emmener , ce qu'il a voulu dire , on se demande s'il y a un sens caché derrière l'histoire. Sans doute Murakami aime faire réfléchir ses lecteurs. Et c'est vrai que certaines nouvelles m'ont fait réfléchir. Ces livres sont toujours très marquants . Même si on ne comprend pas l'histoire, Murakami fait résonner quelque chose en nous.

C'est surtout l'étrangeté de ces nouvelles qui nous frappe . D'ailleurs la couverture du livre elle-même est plutôt insolite . Rêve et réalité se mêle si bien qu'on ne sait plus les distingués. Murakami créé chez son lecteur un sentiment de malaise . Ainsi on se sent plus proche des personnages qui on vu leur vies bouleversés.

Certaines nouvelles m'ont plutôt ennuyé mais peut-être plaisent-elles à d'autres lecteurs et résonnent-elles en eux. Une des nouvelles " La luciole" est un passage de "La ballade de l'impossible"que j'avais déjà lu, néanmoins je l'ai relu avec plaisir .

J'avoue être un petit peu déçue par cet ouvrage , je préfère largement ces romans. Kafka sur le rivage est un effet un de mes livres préférés et un des rares que j'aimerais relire.
Je suis habituée au style de Murakami. Il nous fait réfléchir sans donner de réponses à nos questions cependant dans certaines nouvelles de cet ouvrage on ne perçoit même pas les questions qu'il veut aborder (ou peut-être qu'il n'y a rien de métaphysique dans celles-ci) .
Je vais continuer à lire cet auteur mais je choisirai plutôt un roman la prochaine fois :)

mardi, juin 01, 2010

La ballade de l'impossible de Haruki Murakami

4ème de couverture:

Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles: Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l'aime aussi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît...
Hommage aux amours enfuies, "La ballade de l'impossible" est un magnifique roman aux résonances autobiographiques, d'une tendresse et d'une intensité érotique saisissantes.


Après Kafka sur le rivage,j'ai voulu lire d'autres livres de cet auteur.
Du début à la fin,ce roman est empreint de mélancolie.Le livre refermé,une tristesse nous envahit.
Pendant ses 446 pages,il ne se passe pas beaucoup de choses.
Le narrateur nous décrit sa vie d'étudiant.En fait,ce sont seulement deux années qui nous sont décrites mais ces années semblent durer une éternité.
L'auteur décrit avec sensibilité et sincérité les émotions de ses personnages.Ils sont torturés à la recherche du bonheur,d'eux-même et même de la vie.
C'est aussi la découverte de l'amour et de la sexualité.Les personnages ont tous des histoires personnelles complexes mais par moment on se reconnait à travers eux.
Étant moi même à l'université,je me suis sentie proche du narrateur,comme s'il faisait partit des étudiants qui défilent devant mes yeux à la fac.
La fin est troublante car les personnages ne trouvent pas les réponses à leurs questions,leurs doutes et leurs craintes ne sont pas apaisés.On aimerait savoir ce que devienne tous ces personnages.A noter également que ce roman contient des éléments autobiographiques.


Citations:
"J'étais gêné de n'être que moi."


"Plutôt qu'une allumette de second ordre, je préfère être une boîte de première qualité."


"Quelle que soit notre vérité, la tristesse d’avoir perdu quelqu’un qu’on aime est inconsolable. La vérité, la sincérité, la force, la douceur, rien ne peut calmer la douleur, et, en allant au bout de cette souffrance, on apprend quelque chose qui ne nous est d’aucune utilité pour la prochaine vague de tristesse qui nous surprendra."


"Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut que penser comme tout le monde."

mercredi, mai 12, 2010

Kafka sur le rivage de Haruki Murakami

"La responsabilité commence dans les rêves"








Je viens de tourner avec regret la dernière page de ce sublime roman.J'ai tellement aimé que je ne voulais pas que l'histoire se finisse.Et ce même si le livre fait plus de 600 pages.

4eme de couverture:
Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au coeur du Japon contemporain.


J'avoue ne pas avoir tout compris de ce livre,mais c'est peut-etre cette part de mystère que j'aime.
Rêve et réalité se mêle,on se laisse guider par l'auteur au fil des pages.
D'ailleurs je suis rentrée très facilement dans l'histoire bien que l'absurde soit très présent.
Ce livre nous plonge au plus profond de notre âme,en effet Haruki Murakami nous fait réfléchir sur divers sujet:la mort,l'amour,l'imagination,la liberté,la guerre...
Il y a également de nombreuses références litteraire,cinematographique,musicale,philosophique,historique...

Citations:


"Il n'y a qu'une sorte de bonheur,mais le malheur prend mille formes differente"


"Les oeuvres qui possèdent une sorte d'imperfecrion sont celles qui parlent le plus à nos coeurs,précisement parce qu'elles sont imparfaites"


"Mais le passé,c'est comme une assiette brisée:on aura beau tenter d'en recoller les morceaux,on ne pourra jamais lui rendre son aspect d'antan"

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