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vendredi, août 19, 2011

Millenium, tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air de Stieg Larsson

4ème de couverture:
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte.
Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle... Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien. on peut compter sur Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.
Ma lecture du deuxième tome a réveillé mon intérêt pour cette série: je n'ai pas attendu longtemps pour entamer ce troisième opus.
Autant on pouvait lire le deuxième indépendamment du premier, pour comprendre l'intrigue de celui-ci il faut avoir lu La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette. En effet, ce dernier tome présente la suite et fin de l'affaire Zalachenko. On retrouve Lisbeth à l'hôpital accusée d'agressions et tentative de meurtre, de plus à deux chambres de la sienne se trouve le fameux Zalachenko.... Pendant ce temps, Super Blomkvist aidé de policiers et d'employés de Milton Security collecte des preuves et met au point la défense de Lisbeth.

Ce tome est celui que j'ai le moins aimé et qui m'a le moins captivé. Je me suis pas mal ennuyée car il y a peu d'actions. L'enquête autour de l'affaire Zalachenko est stagnante et les révélations arrivent au compte goutte, quoique la plupart ait eu lieu dans le tome deux. Les différents protagonistes essayent de rassembler des preuves soit pour discréditer Lisbeth soit pour la défendre. Celle-ci fait seulement quelques apparitions dans la première partie étant donné son état de santé et les accusations qui pèsent sur elle. Les moments les plus croustillants sont ceux où elle entre en action et se sert de ses dons en informatique pour coincer quelques malfrats.

Je m'attendais à ce qu'une nouvelle affaire soit au centre de ce troisième tome et j'ai été un peu déçue que cela soit seulement la suite du deuxième. Le début est lent et long. Des passages sur la politique et les services secrets suédois alourdissent le récit et nous embrouillent un peu. Cependant, l'auteur maitrise son sujet de bout en bout. Il réussit à rendre réaliste une affaire un peu abracadabrantesque où le gouvernement est impliqué. Son style est toujours aussi agréable et la condition féminine en Suède reste une de ses préoccupations.

On s'attache de plus en plus aux personnages surtout lorsque l'on sait que c'est la dernière fois qu'on lira une de leurs aventures. Lisbeth, fidèle à elle-même reste mon personnage préféré. Elle devient un peu plus mature dans ce tome et se rend compte qu'elle ne peut échapper à un quelconque contact social. Mikaël est toujours aussi obstiné, il fait la rencontre de Rosa personnage féminin plutôt atypique également. Erika m'a beaucoup plus dans ce tome, cible d'un harceleur sa carapace se fissure et fait apparaitre une certaine fragilité.

Le procès de Lisbeth est sans conteste le chapitre le plus réussit du livre. On prend plaisir à voir "les méchants" perdre leurs assurances et leurs sangs-froids. Certaines répliquent sont très drôles et la défense est rudement bien menée.

Même si ce n'est pas mon préféré, c'est très bon tome que nous a concocté Stieg Larsson. C'est avec tristesse que l'on tourne la dernière page et faisons nos adieux aux personnages de cette saga en particulier à Lisbeth Salander, un des meilleurs personnages de roman que j'ai pu rencontrer. Pour ceux qui l'ignorent, une suite était prévue mais l'auteur est mort subitement après avoir remis ses trois manuscrits.

dimanche, juillet 31, 2011

Millénium, tome 2 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson


4ème de couverture:
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium.
Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ?
C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Un an que j'avais lu le tome 1 de la saga best-seller Millénium: il était temps que je lise la suite !
Pendant que Lisbeth parcourt le monde, Mikaël travaille sur un numéro spécial de Millénium à propos du commerce du sexe. Les deux personnes enquêtant sur ce sujet sont assassinés et Lisbeth se retrouve mystérieusement impliqué...

Quel plaisir de retrouver Lisbeth et Mikaël ! Enfin , surtout Lisbeth car que serait Millénium sans son personnage phare ? Ce petit-bout de femme à l’apparence fragile et frêle, complétement asociale et renfermée mais doté d'une intelligence rare. Surdouée en informatique, elle peut surveiller à distance ceux qui veulent lui nuire. Il ne faut pas se fier à sa petite taille et à sa maigreur car face à deux hommes adultes elle n'est pas sans défense.
Ses fans vont se réjouir car elle est au centre de l'intrigue de ce deuxième opus où Mikaël reste plus en arrière plan. Nous découvrons son passé difficile, sa famille avec de nombreuses révélations surprenantes jusqu'au derniers chapitres. Malgré son regard glacial et son absence manifeste d'émotions, on s’attache facilement à elle. Chaque détail de son existence nous est livré au compte-goutte. C'est un personnage singulier et fascinant à l'origine du succès de Millénium.

Tous l'a croit folle mais heureusement,elle peut compter sur le soutient de Super Blomkvist. Quoique l'attention que peuvent lui porter les autres ne lui fasse ni chaud ni froid et son anonymat lui soit très précieux. Mikaël toujours aussi tenace, enquête sur le meurtre de ses amis. Mais il n'est pas le seul, outre la police, Milton Security, l'ancien employeur de Lisbeth mène également l'enquête.

On rentre plus facilement dans l'histoire que pour le premier tome même si les meurtres n'arrivent pas tout de suite. En effet, cette fois-ci pas de blabla incompréhensible sur l'économie suédoise juste quelques concepts mathématiques. Je ne suis pas une fan des maths mais les réflexions de Lisbeth sur le théorème de Fermat m'ont donné envie d'en savoir plus.
Avant que l'intrigue se mette en place réellement, nous suivons les vacances de Lisbeth qui ne peut s’empêcher d'observer et de punir ce qui lui semble contraire à sa morale.
L'action est moins présente que dans le premier tome et le rythme moins haletant mais l'intrigue n'en est pas moins captivante. Le suspens nous tient en haleine du début à la fin . Les pièces du puzzle s’assemblent petit à petit et on essaye de deviner qui est le meurtrier.

Le style de Stieg Larsson est très agréable. Passages narratifs et dialogues s'alternent et ne laissent aucune place à l'ennui. Les descriptions sont parfaitement dosés. Son écriture nous captive de la première à la dernière ligne. Seul défaut: La fin m'a semblé un peu trop rapide.
Il me tarde de lire la suite !

samedi, août 21, 2010

Millénium, tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson


4ème de couverture:
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu'il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d'ombre qui l'entourent, dans -Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ; Millénium 3 -La Reine dans le palais des courants d'air.

Je ne lis jamais de polar mais comment passer à côté du phénomène Millénium ?
Des millions d’exemplaires vendus, une adaptation cinématographique et l’absence tragique de son auteur.

Mikael Blomkvist journaliste économique suédois est engagé par l’industriel Henrik Vanger pour résoudre une énigme vieille de 40 ans. Hariet Vanger la nièce de Henrik a disparu et celui-ci reçoit chaque année pour son anniversaire des fleurs séchés pour le lui rappeler.

Tout commence par un prologue bien mystérieux,qui nous donne envie d’en savoir plus. S’ensuit un grand nombre d’information sur l’économie suédoise, et là j’ai du m’accrocher car ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.De plus je n’ai pas l’habitude de lire de la littérature suédoise et il faut s’habituer aux lieux et aux noms des personnages difficiles à prononcer.Le plan des lieux et la liste des suspects nous sont cependant donnés.
L’auteur nous présente ensuite les personnages principaux: Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander
Il nous donne de nombreux détails sur ceux-ci, leurs vies, leurs histoires personnelles….
On s’attache très vite à ces personnages singuliers, malgré leurs particularités et leurs défauts…
Le récit alterne entre le point de vue de Lisbeth et de Mikael ce qui permet une vraie implication du lecteur dans le récit. Il découvre l’affaire et les indices en même temps que les personnages.
On se familiarise avec les Vanger,on découvre chaque membre de la famille et le mystère qui les entoure.
L’histoire met du temps à se mettre en place, tout comme Mikael on a l’impression que l’énigme ne sera jamais résolu. Pendant les 300 premières pages, ils ne se passent pas grand-chose…Puis un tout petit détail attire notre attention et tout s’enchaine très vite. Les indices apparaissent peu à peu. On n’arrive plus à se détacher du livre. Les rebondissements sont nombreux. On soupçonne tous les membres du clan Vanger.. Ce qui semblait être une simple histoire de famille nous entraine dans le monde des tueurs psychopathes. On comprend enfin le titre « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » a été choisis. Malgré le nombre de pages, ce livre se dévore très rapidement.
L’auteur a un style plutôt simple mais sait maitriser le suspens et tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin.
C'est donc un coup de cœur pour moi !

Citations:

« Sa bouche était large, son nez petit et ses pommettes hautes, ce qui lui conférait un vague air d'Orientale. Ses mouvements étaient rapides et arachnéens et, quand elle travaillait à l'ordinateur, ses doigts volaient d'une façon presque surexcitée sur les touches. Son corps était voué à l'échec pour une carrière de mannequin, mais avec un maquillage adéquat, un gros plan sur son visage n'aurait déparé aucun panneau publicitaire. Sous le maquillage - parfois elle arborait un répugnant rouge à lèvres noir -, les tatouages et les piercings elle était... disons... attirante. D'une manière totalement incompréhensible. »


« — Lisbeth, peux-tu me donner une définition du mot « amitié » ?
— Quand on aime bien quelqu’un.
— Oui, mais qu’est-ce qui fait qu’on aime bien quelqu’un ?
Elle haussa les épaules.
— L’amitié – ma définition – est basée sur deux choses, dit-il soudain. Le respect et la confiance. Ces deux facteurs doivent obligatoirement s’y trouver. Et ça doit être réciproque. On peut avoir du respect pour quelqu’un, mais si on n’a pas la confiance, l’amitié s’effrite. »

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