vendredi, avril 08, 2011

Jolies ténèbres de Fabien Vehlmann & Kerascoët

Résumé:
Ce récit qui ressemble à un conte pour enfants met en scène le monde du petit peuple de la forêt. Mais derrière l’apparence d’un univers merveilleux se dissimulent parfois la peur et la méchanceté… Entre Alice au pays des merveilles, Miyazaki et David Lynch, Jolies ténèbres est un conte cruel et enchanteur en forme de miroir de la condition humaine.
Je ne suis pas très branchée BD mais j'avais repéré celle-ci. La couverture est vraiment magnifique et les références à Miyazaki et Tim Burton la rendent encore plus tentante. Quand je l'ai trouvé à la médiathèque, j'ai donc sauté sur l'occasion.

Je le dis tout de suite, je suis plutôt déçue. Je m'attendais à des dessins comme sur la couverture à chaque page et à une histoire poétique pour les petits et les grands. Sauf que cette BD n'est absolument pas à mettre dans les mains d'un enfant...

Dans la forêt gît le cadavre d'une fillette. De celui-ci s'échappent d'étranges personnages. Certains ont une apparence humaine et sont de petite taille, d'autres ont une apparence proche de celle d'animaux.

J'ai trouvé le dessin plutôt brouillon: certains traits sont approximatifs mais accentuent le côté enfantin de la BD. Les couleurs sont agréables, avec essentiellement des tons pastels.
Les personnages ont l'air innocent,naïf mais leur cruauté se révèle peu à peu. Dans cet univers merveilleux, féérique l'apparition du sang est dérangeante, choquante. Une ambiance malsaine se met alors en place. Dans le monde de l'enfance, la dur réalité de la vie s'impose sans pitié.
Pour ceux qui connaissent, ça se rapproche un peu de "Happy tree friends",un univers tout mignon où l'horreur s'introduit. Vous êtes attendris par une situation puis il se produit un événement qui casse cette atmosphère et vous révulse. C'est à la fois beau et cru.

Je ne dirais pas que cette BD est mauvaise mais elle m'a dérangé,dégouté.Peut-être d'autres lecteurs sauront mieux l'apprécier que moi.

jeudi, avril 07, 2011

Biographie de la faim de Amélie Nothomb

4ème de couverture:
La faim, c'est moi.

Comme d'habitude, une quatrième de couverture qui ne nous apprend rien sur l'histoire qui se cache derrière ce titre.
L'auteure commence par un constat: Il existe un archipel, le Vanuatu qui ne connait pas la faim.
Tout n'y est qu'abondance. Les habitants n'ont même pas besoin de travailler, la nature leur fournit leur subsistance. Ils sont tellement rassasiés qu'ils n'ont jamais faim.

C'est ainsi qu'Amélie Nothomb en vient à nous parler de sa faim et même de ses faims. En effet, il n'est pas seulement question de la faim d'ordre alimentaire mais de la faim sous toutes ses formes. C'est-à-dire le désir provoqué par le manque et l'exaltation lorsque celui-ci est assouvi.

Ce livre est clairement autobiographique. Une petite belge, "Patrick" parcours le monde en raison de la situation professionnelle de son père. Ses aventures commencent au Japon,se poursuivent en Chine, à New-York, au Bangladesh et en Belgique.
Certains épisodes nous rappellent d'autres livres de l'auteure tel que "Stupeur et tremblements", "Ni d'Ève, ni d'Adam"ou encore "Le sabotage amoureux". Les fans seront ravis d'en apprendre plus sur la vie de l'auteure. On découvre également sa famille, son quotidien et la naissance de sa passion pour l'écriture.

Elle nous raconte les délires mystiques de son enfance. C'est ce qui me fascine chez Amélie Nothomb: elle arrive parfaitement à retranscrire les émotions,les pensées et la psychologie de l'enfance. On se reconnait à certains moments, on rit et certains épisodes nous laissent perplexes.

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'ironie cinglante et le cynisme de l'auteure. Par contre, je ne suis pas une littéraire et beaucoup de mots de vocabulaire qu'elle utilise me sont inconnus. Cela m'a un peu perturbé au début mais je suis passé outre et ai passé un bon moment.
Je regrette de ne pas avoir pu le lire d'une seul traite, les romans d'Amélie Nothomb sont très courts et c'est toujours plus agréable de les lire en une seule fois. Je pense que je le relirai quand j'aurai plus de temps afin de mieux l'apprécier.

Ce n'est pas mon Nothomb préféré (Stupeur et tremblements, Mercure et Une forme de vie le sont ;) ) mais il m'a beaucoup plus. L'auteure me fait toujours autant rire. Dans ce livre, elle se met à nu,nous parle de sa vie de 3 à 21ans. J'ai aimé me retrouver au travers de certains de ses délires...
Il ne me reste plus que quatre livres à lire d'Amélie Nothomb :)

Extrait:
Les habitants de jamais n'ont pas d'espoir.
La langue qu'ils parlent est la nostalgie. Leur monnaie est le temps qui passe: ils sont incapables d'en mettre de côté et leur vie se dilapide en direction d'un gouffre qui s'appelle la mort et qui est la capitale de leur pays.

dimanche, avril 03, 2011

Nouveau thème


Comme vous pouvez le remarquer, mon blog a changé d'apparence ^^ J'espère que mon nouveau thème vous plait.

J'en profite pour vous dire que vous pouvez désormais me retrouver sur Facebook et sur twitter


Numéro Quatre de Pittacus Lore



4ème de couverture:
NOUS sommes parmi vous.
NOUS vous regardons lire ceci.
NOUS sommes dans votre ville, votre village.
NOUS vivons dans l'anonymat.
NOUS attendons le jour où NOUS nous retrouverons.
NOUS lutterons jusqu'au bout.
Si NOUS l'emportons NOUS serons sauvés et VOUS le serez aussi.
Si nous perdons, tout est perdu.
Trois déjà sont morts... Je suis Numéro Quatre.

Vous avez surement entendu parler de Numéro quatre puisqu'il sort au cinéma mercredi prochain ! J'avais vraiment hâte de découvrir ce livre avant sa sortie en salle.

John est un extraterrestre de la planète Lorien. Ils sont neufs à se cacher sur Terre pour échapper aux Mogadoriens. Ceux-ci sont des êtres malfaisants qui après avoir saccagé leur propre planète,ont pillé Loric et massacré ses habitants. Ils ont poursuivis les neufs rescapés jusqu'à notre planète et sont maintenant à leur recherche. Mais un sort relie les neufs: ils ne peuvent être tué que dans l'ordre. Numéros 1, 2 et 3 sont morts et John est Numéro quatre...

On ne peut pas dire que le scénario est original mais pourtant j'ai été séduite et ce dès les premières pages. L'histoire est ancré dans la réalité grâce à un message et un avertissement adressés aux humains par l'auteur lui-même.En effet Pittacus Lore serait un des anciens de la planète Lorien.Il faut savoir que derrière ce pseudonyme se cache en réalité deux auteurs...

Dès les premières lignes, on s'attache au personnage principal. En effet, John est en fuite et ne peux rester trop longtemps dans la même ville. Il ne peut donc pas se lier d'amitié avec ses camarades de classes et son seul compagnon est Henri, son Cêpane. C'est une sorte de tuteur qu'il l'aide à développer ses pouvoirs et le protège. Henri est comme un père pour John.

Quand ils déménagent dans l'Ohio,leur quotidien va être bouleversé. John ose tenir tête devant Mark,le quaterback de sa nouvelle école. Il se fait un ami, Sam , un passionné d'astronomie et d'extraterrestre. C'est un personnage qui bien qu'un peu cliché m'a beaucoup plu. John tombe également amoureux de Sarah, l'ex-copine de Mark... Leur relation ne m'a pas convaincu,trop cliché et un peu plate. De plus, à travers les yeux de John Sarah semble trop parfaite.
Sinon j'ai adoré Bernie Kosar, le chien qui suit John partout même si on devine assez facilement qu'il est spécial...

Je ne suis pas fan de la narration au présent et à la première personne mais on s'y habitue. Cela permet de nous immerger complètement dans l'histoire. Celle-ci est captivante et on ne peut s'empêcher de continuer de lire. Après un début plutôt calme, le rythme s'accélère et les rebondissement sont nombreux. La fin m'a paru un peu facile et prévisible. Je ne m'y attendais pas mais ce livre est un premier tome,il y aura donc une suite....que je lirai avec plaisir.

Malgré quelques défauts ce livre m'a beaucoup plu, les personnages sont attachants et l'action est au rendez-vous. J'ai hâte de lire la suite et de voir ce que ça donne au cinéma ;) (en plus Dianna Agron fait partie du casting :D )

Et voici un avant-goût du film:

vendredi, avril 01, 2011

Cadavre exquis de Pénélope Bagieu



Résumé:
Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'accueil dans les salons — de l'automobile ou du fromage — et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L'amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d'Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l'écrivain ?
Une BD pour changer et je découvre en même temps Pénélope Bagieu. J'aime beaucoup son coup de crayon. Les dessins sont fins, agréables et féminins. Par contre, le scénario ne m'a pas convaincu.

Je m'attendais à une histoire différente à chaque page mais c'est la même du début à la fin.
Zoé n'est pas satisfaite de sa vie: elle a un job minable et son copain est un crétin qui se laisse aller.Puis un jour,elle rencontre Thomas Rocher un célèbre écrivain.

L'héroïne est attachante. Elle représente bien la femme de notre époque: on s'identifie donc facilement à elle. Ses expressions sont parfois amusante en particulier lorsqu'elle s'invite chez Thomas. Celui-ci m'a plu au début mais il m'a vite agacé. Il ne pense en effet qu'à lui et en particulier à sa notoriété. Quant à Agathe, je ne l'ai pas aimé du tout. Elle m'a paru hautaine, arrogante et la fin ne m'a pas fait changer d'avis.

Je m'attendais à une BD pleine d'humour mais ce n'est pas du tout le cas. Le début m'a fait sourire plusieurs fois mais ensuite ça devient un peu déprimant.
La plupart des rebondissements sont prévisibles et n'ont rien d'original.
La fin ne m'a pas du tout plu.Peut-être suis-je un peu trop romantique mais je m'attendais à autre chose...

Pour conclure, les dessins m'ont beaucoup plu mais l'histoire est plutôt banale. J'aurai aimé un peu plus d'humour.

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